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Calme toi le pompon fille!

Lundi, 3 janvier 2022. - Première semaine de la nouvelle année.


Je tente de bien ancrer mes intentions (non pas mes résolutions - c’est différent). Cette année, je souhaite cultiver ce calme de l’esprit; faire taire ce critique intérieur pour faire place à plus d’amour et de bienveillance envers moi-même. Je le sais, j’ai le critique facile. Je sais aussi que j’ai découvert comment arriver à me connecter davantage à ma nature profonde et que ce calme est là, sous toutes les couches que mon mental essaie de me faire croire.


Jeudi, 6 janvier 2022. - Retour au travail. Retour à l’école en ligne.


Journée rédaction de rapport. Ça active mon cerveau et donc mon mental. Je décide de commencer plus tôt parce que je sais que je serai souvent dérangée aujourd'hui. Je ne prends pas trop de pauses, je me dis “Je suis dedans, je ne veux pas arrêter, ça va freiner mon analyse, let’s go ça va bien.”


Entre temps, je me fais questionner entre les Google Meet de mon plus jeune pour sa dictée, ses maths et je négocie une “récréation à l’extérieur”.


- "Oui mais maman, c'est plate jouer dehors tout seul."
- "Ok, je comprends. Que dis-tu que tu y ailles seul ce matin et que cet après-midi j’y aille avec toi."

(On s’entend que ça raccourcit ma journée de travail et que ça augmente la pression de production).


Je retourne donc à ma rédaction. Le dîner arrive trop vite et même si j’avais préparé le coup et des repas à l’avance, y’a des questions qui viennent de partout avec les 3 enfants - qui sont quand même très autonomes, je suis remplie de gratitude!


L'après-midi se termine avant même d’avoir eu l'impression de me poser pour travailler. À peine eu le temps de retourner 2-3 appels et quelques courriels. Je n’ai pas terminé ma rédaction, pas grave! J’l’avais promis, on va jouer dehors, on s’amuse, on rit, c’est cool.


Je suis chanceuse! Mon chum passe faire les commissions ce qui me sauve beaucoup de temps et me permet de prolonger les jeux extérieurs. Yé fin de même mon chum, on se partage toutes les tâches. On fait une belle équipe!


Fini, on rentre: Go! On prépare le souper de Noël. Ben oui toi, Noël le 6 janvier. Les deux plus grands ont eu la COVID et ont été isolés chez leur maman. On reprend ça un jeudi soir car ce week-end, le plus vieux travaille.


Encore une fois, je nous compte chanceux! On mange le délicieux repas de Noël que les grand-parents nous ont gardé puisqu’on a pas pu se réunir durant les vacances. Je reçois une jolie carte remplis de magnifiques voeux de la part de mon chum et des enfants. On déballe les cadeaux et on chante bonne fête pour les 17 ans du plus vieux. Ben oui, sa fête aussi a passé sous le radar de la COVID!


La soirée se termine, je me couche avec mon chum et je prends une grande respiration. Je me sens agitée en dedans et mon cerveau start:

"J'ai l'impression que mon projet n'avance pas assez vite. Je veux vraiment accompagner des femmes à concilier leur vie de fou, je veux qu’elles prennent soin d’elles, qu’elles se retrouvent. On dirait que j’avance pas comme je veux."

(Ici, je me garde une petite gêne pour TOUT ce que mon mental a pu me dire parce qu'on serait encore ici demain matin. Yé bon là dedans, la sur-analyse et la culpabilité. Ça va vite ici dedans!)


HA.HA.HA. Tu ris là hein. Tu as bien raison.


Mon chum, trop calme pour mon mental agité et culpabilisant, me dit:


“Chérie, on est le 6 janvier. On vient de recommencer. Laisse-toi le temps! Tu fais tout pour mener ce projet et que notre famille soit bien, aie confiance, tout est parfait!”


T’as vu hein! T’as vu comment mon pilote automatique et mon critique intérieur sont revenus sans m’avertir et me faire sentir tout croche en dedans!
C’est là que je me suis dit: Première journée de retour! Sacre-toi donc patience fille! Calme-toi le pompon Marie pis médite!

Alors aujourd’hui, comme à l'habitude, j’ai débuté ma journée avec une méditation, mais avec la ferme intention d’être indulgente envers moi-même et de reconnaître toutes ces petites choses que je fais et que je fais pas, et je me rappelle que le feu n’est pas pogné à nulle part. Une chose à la fois.


Aujourd'hui, je ne pourrai peut-être pas avancer mon projet comme je le souhaite, les enfants feront peut-être plus d'écran que je ne voudrais. Je ne serai sûrement pas toujours à l’écoute de toutes les questions avec le sourire et la patience que je voudrais, mais je serai là, bienveillante pour moi et pour les autres.


Je ferai des petits pas. Mais je ferai aussi des pauses pour me connecter à moi-même, pour me rappeler que je suis assez. Chaque fois que je crée de l'espace avec ces moments que je prends pour me connecter à moi-même et pour Être me redonne en double l'énergie pour poursuivre tout ce qui me tient à coeur!


Je nous souhaite tous de se calmer le pompon, Faire moins et Être plus. Pour une société plus saine d'esprit, plus calme, plus sereine. On est capable!





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